mercredi 20 septembre 2006
Enième démenti catégorique du MPF : pas de collaboration avec l'UMP
Voilà qui devrait faire taire pour quelques jours les mauvaises langues : Guillaume Peltier en personne (sur le site du MPF et sur France-Espoir) dément les propos de Sylvie-Pierre Brossolette, repris avec empressement par de nombreux blogs aux rangs desquels tout d'abord Vox Galliae, Le salon beige, Chrétienté Info et François Desouche.
Le "pavé dans la mare", comme l'écrivait Vox Galliae, a donc éclaboussé ceux qui se sont empressés de s'en saisir.
Si l'on peut se féliciter de la publication du démenti du MPF sur Vox Galliae et le salon beige, on pourra regretter le manque de précaution de ces blogs, comme s'ils s'étaient saisis d'une bonne occasion pour se jetter sur l'idée que le MPF est inféodé à l'UMP, une idée qu'ils cachent probablement (ou pour certains, ne s'en cachent pas du tout) au fond d'eux-mêmes.
En attendant le mal est fait, d'aucuns n'ont pas pris la peine de publier le démenti, les autres qui l'ont publié n'ont pas jugé utile de reconnaître leur tort.

Cette fois-ci, la journaliste par qui le scandale est arrivé, Sylvie-Pierre Brossolette, avait été qualifiée de « connue pour son professionnalisme et la fiabilité de ses sources ».
Cette ligne avait été reprise mot pour mot par chacun des blogs qui ont rapidement fait circuler la nouvelle, comme si eux-mêmes partageaient cet avis quant à la fiabilité de cette journaliste, ce qui, on peut le parier, n'est en fait pas le cas.
Il reste alors une question en suspens : qu'est-ce qui a permis à Vox Galliae d'affirmer que Sylvie-Pierre Brossolette était « connue pour son professionnalisme et la fiabilité de ses sources » ?
On peut se demander si en effet les qualités si pompeusement (et comme il s'avère, de manière usurpée) attribuées à celle-ci n'ont pas été tout simplement inventées dans l'unique but de soutenir la crédibilité de l'argumentaire aux yeux des lecteurs de ce blog...

Un évènement qui ne renforcera pas le petit monde fermé des blogs alternatifs d'information et démontre ironiquement qu'être qualifié de « connu pour son professionnalisme et la fiabilité de ses sources » n'est pas toujours suffisant pour l'être réellement.