samedi 15 juillet 2006
Scandale : les homosexuels à nouveau autorisés à donner leur sang
N'ayant vu nulle part cette information relayée par les blogs très fréquentés tels que Vox Galliae, Le Salon Beige ou François Desouche, je me vois dans l'obligation de protester ici contre une nouvelle trahison du gouvernement, dans sa stratégie nauséabonde de normalisation de l'homosexualité :


M. Bertrand va ouvrir le don du sang à certains homosexuels, après vingt-trois ans d'exclusion

Certains homosexuels masculins devraient, vingt-trois ans après leur exclusion, à nouveau pouvoir effectuer des dons du sang, contre l'avis de plusieurs experts de sécurité sanitaire.

"La contre-indication permanente actuelle visant "les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes" ne me semblait pas satisfaisante, car elle stigmatisait de facto une population et non des pratiques. Elle va donc disparaître", a déclaré au Monde, le ministre de la santé, Xavier Bertrand.



Les responsables de l'Etablissement français du sang procèdent actuellement au renouvellement de tous les questionnaires auxquels sont soumis les donneurs de sang et, en liaison avec la Fédération française des donneurs de sang bénévole, un guide d'information et de prévention sur les pratiques sexuelles de ces donneurs est en cours d'élaboration.

M. Bertrand précise que les spécialistes ne lui ont pas apporté la démonstration que le don de sang d'un hétérosexuel ayant des rapports non protégés avec de multiples partenaires était moins dangereux que celui d'un homosexuel n'ayant aucune pratique à risque.


"SITUATION PRÉOCCUPANTE"


"J'entends que l'on ne parle plus à l'avenir de "populations à risque" mais bien de "pratiques sexuelles à risque", souligne M. Bertrand. Il ne s'agit pas pour autant d'ignorer une situation très préoccupante, celle de la recrudescence de l'épidémie de VIH parmi les homosexuels masculins ; il s'agit au contraire de rappeler le danger des pratiques à risque, qu'elles soient homosexuelles ou hétérosexuelles."

L'affaire avait été soulevée il y a peu par Jack Lang. Dans un courrier du 11 mai adressé à M. Bertrand, le député PS estimait que cette exclusion instaurée deux ans après l'émergence de l'épidémie de sida, constituait "une mesure discriminatoire extrêmement choquante".

Dans sa réponse, datée du 17 mai, M. Bertrand expliquait que "l'homosexualité ne constitue bien évidemment pas en soi un critère d'exclusion (...) Les données épidémiologiques montrent que la prévalence de l'infection à VIH dans la population homosexuelle masculine sexuellement active serait de 12,3 %, contre 0,2 % dans la population générale. Ce n'est donc pas le fait d'être homosexuel, mais la pratique de relations sexuelles entre hommes qui constitue une contre-indication au don du sang. D'ailleurs, l'homosexualité féminine n'est pas une contre-indication."

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 11.07.06

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Après ces discours bien-pensant et "moralisateurs", passons à une analyse chiffrées.

A titre de comparaison, j'ai sélectionné quelques statistiques canadiennes concernant le SIDA, à défaut des statistiques françaises.

74,7 % des contaminations au virus du SIDA sur la période 1985-1994 ont concerné les homosexuels.
Cette proportion s'est réduite à 44,3 % en 1995 et 37,7 % en 1999, pour remonter les années suivantes et atteindre 43,5 % en 2005.
43,5 % des contaminés sont donc homosexuels !

N'en déplaise à Xavier Bertrand, les homosexuels SONT une population à risque, comme le prouve cette surreprésentation massive chez les homosexuels (pas seulement canadiens).
En définitive, dissocier les homosexuels des pratiques sexuelles qui leur sont pourtant associées revient à mettre en péril la santé des Français au nom de stratégies électorales et de la soit-disant non-discrimination d'individus aux comportements malsains.

En effet, inciter une population dont on vient de voir qu'elle est la plus atteinte par le VIH revient à augmenter le risque de contamination par transfusion sanguine de plus de 76 pourcents !! (43,5/(100-43,5) = 0,7699

Or, nous savons, toujours dans le cas du Canada en 2005, que les cas de contamination au VIH par transfusion sanguine se sont montés à 1,54 % du total des contaminations (859 cas sur un total de 55 854) !! Un chiffre somme toute déjà assez inquiétant et qui mériterait d'autant plus l'attention du public.

Par extrapolation, une autorisation des homosexuels à donner leur sang pourrait entraîner une augmentation brute des cas de contaminations par transfusion de 76 % également, soit un total de 2,68 % de contamination par transfusion sanguine. (859*1,76)/(55854+(859*1,76-859)) = 1512/(55854+653) = 1512/56507 = 0,02675

Bien sûr, selon l'article, l'objectif du ministre est de cibler et écarter du don de sang les "personnes à risque", afin de limiter en quelque sorte l'augmentation prévisible du nombre de contaminés lors d'une transfusion sanguine.

Considérant cependant la recrudescence actuelle des cas de contaminations parmi les homosexuels, mais aussi la propension inévitable de certaines personnes à minimiser la dangerosité de leurs comportements débridés, voire, pire, à nier totalement leur statut de contaminés par le VIH (je ne fais que reprendre ce qui est écrit dans le rapport duquel j'ai retiré toutes les statistiques de ce message : à consulter ici), il est fondamentalement impossible de pouvoir empêcher la progression de ce risque, d'où, je présume, l'avis défavorable exprimé par les experts dont il est fait mention dans l'article ci-dessus. On comprend alors mieux pourquoi les homosexuels avaient d'emblée été écartés du don du sang afin de minimiser le risque d'aléas moral selon les individus.

Mais ce "principe de précaution" (le terme dont on nous rabache pourtant les oreilles) n'est plus à l'ordre du jour, du moins tant qu'il s'agit des intérêts du lobby gay, santé publique ou pas.

Bref, un nouveau scandale du sang contaminé nous arrive. Les politiques en seront encore une fois les responsables (mais pas coupables...).