jeudi 22 juin 2006
Préjudice reconnu des grèves à répétition dans l'E.N.

Le ministère de l'Éducation nationale condamné à verser 150 euros de dommages et intérêts pour les absences d'un professeur de philosophie.


L'Education nationale a finalement été condamnée à verser 150 euros de dommages et intérêts à Jérôme Charasse, par ailleurs neveu de Michel Charasse, pour les absences à répétition de son professeur de philosophie en 2003. (voir brève du 19/06/06)
L'enseignant en question, délégué syndical du SNES, avait participé très activement à l'organisation des grèves de 2003 contre la réforme des retraites, délaissant du même coup ses élèves pendant une bonne partie de l'année scolaire, alors que ceux-ci devaient passer le bac à la fin de l'année.
L'Education nationale a été condamnée pour n'avoir pas pris les mesures propres à assurer un enseignement dans de bonnes conditions.
La section SNES à laquelle appartient l'enseignant estime que "les absences du collègue étaient justifiées" car elles ont eu lieu pendant le mouvement social contre la réforme des retraites, "pour la défense du service public d'Éducation nationale".
Et l'intérêt des élèves ? Pour le SNES, on le voit bien, il passe au second plan, après la défense des intérêts corporatistes.

Source : SOS Education